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Flutter auriculaire (trouble du rythme cardiaque)

Flutter auriculaire (trouble du rythme cardiaque)

Andreus

De quoi s’agit-il ?

Fonctionnement normal du cœur

Le cœur se compose de 2 oreillettes (une droite et une gauche) et 2 ventricules.

Le muscle cardiaque (myocarde) se contracte sous l'effet d'une stimulation (stimulus) électrique. Ce stimulus est créé dans un nœud de nerfs qu’on appelle le nœud sinusal. Ce nœud est situé dans la paroi de l’oreillette droite. Ce nœud sinusal est le stimulateur cardiaque (pacemaker) naturel. A partir du nœud sinusal, le courant se propage au muscle cardiaque par un système de conduction électrique particulier. Ainsi, les impulsions électriques traversent tout le myocarde. Ces impulsions stimulent le muscle, qui se contracte.

Le nombre de battements par minute s’appelle la fréquence cardiaque. Au repos, le cœur bat entre 60 et 100 fois par minute. En cas d’effort, la fréquence cardiaque augmente.

Flutter auriculaire

Le flutter auriculaire est un trouble du rythme cardiaque. Le cœur bat trop vite, entre 240 et 350 fois par minute, régulièrement.

Comme le dit son nom, le flutter auriculaire est trouble du rythme qui prend naissance dans les oreillettes. Les impulsions électriques arrivent trop rapidement et trop rapprochées, alors une partie seulement est transmise au myocarde. Autrement dit, les oreillettes se contractent beaucoup trop vite et les ventricules ne suivent pas.

Le flutter auriculaire est un trouble du rythme cardiaque qui ressemble à la fibrillation auriculaire. En cas de flutter, le rythme cardiaque est régulier. En cas de fibrillation auriculaire, le rythme est irrégulier.

Les causes d’un flutter auriculaire sont, par exemple :

Un flutter auriculaire peut survenir sans cause apparente, mais c’est rare.

Un flutter auriculaire peut disparaître spontanément ou se transformer en fibrillation auriculaire.

Comment le reconnaître ?

Vous pouvez avoir les symptômes suivants :

  • palpitations,

  • fatigue,

  • vertiges,

  • tendance à s’évanouir,

  • essoufflement,

  • sensation oppressante à la poitrine.

Comment le diagnostic est-il posé ?

Si vous avez des palpitations, le médecin vous fera passer un électrocardiogramme (ECG). A l’ECG, les ondes en dents de scie sont particulièrement caractéristiques du flutter auriculaire. Cela permet de poser le diagnostic.

Que peut faire votre médecin ?

Il vous orientera vers un spécialiste du cœur (cardiologue).

Traitement aigu

Le premier objectif du traitement est que le cœur batte à nouveau normalement, on parle de cardioversion. Pour cela, il existe 2 possibilités :

  • une cardioversion électrique : sous anesthésie générale, vous recevez un courant électrique qui parcourt le cœur et remet le cœur en rythme normal ;

  • une cardioversion médicamenteuse : il s’agit de vous donner des médicaments, cela se fait à l’hôpital.

Lorsqu’il pratique une cardioversion électrique ou médicamenteuse, le médecin vous donnera des médicaments anticoagulants pour empêcher un éventuel accident vasculaire cérébral (AVC).

Traitement préventif

Le traitement préventif vise à prévenir une rechute après la réussite d’un traitement aigu. Les médicaments habituels pour les troubles du rythme cardiaque sont peu efficaces et ils peuvent entraîner des graves effets indésirables. C’est donc une ablation par cathéter qui est proposée. Il s’agit de neutraliser le morceau de tissu cardiaque qui cause le trouble du rythme. Avec cette procédure, il y a moins d’1 chance sur 10 de rechute.

Le flutter auriculaire augmente le risque de formation de caillots de sang dans l’oreillette, et donc d'accident vasculaire cérébral (AVC). C’est pourquoi le médecin prescrit un traitement anticoagulant, pour prévenir un éventuel AVC. En cas de risque élevé, par exemple si vous avez déjà eu un AVC ou si vous avez plusieurs facteurs de risque comme un diabète, une hypertension artérielle, une maladie du cœur ou des artères, les anticoagulants sont indiqués. Votre médecin évaluera aussi le risque de saignement sous anticoagulant. Il fera la balance entre prévenir un AVC par caillot, et risquer un saignement important. Après une ablation, en fonction du rythme du cœur au cours des mois qui suivent, le traitement sera poursuivi ou non.

Étape 1 sur 6

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