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Exacerbation de bronchopneumopathie chronique obstructive (exacerbation de BPCO)

Exacerbation de bronchopneumopathie chronique obstructive (exacerbation de BPCO)

David Petrus Ibars

La BPCO, qu’est-ce que c’est ?

La BPCO est une maladie persistante (chronique) des poumons très fréquente. « BPCO » signifie BronchoPneumopathie Chronique Obstructive. Lorsqu’une personne a une BPCO, elle a des difficultés pour respirer.

La cause principale de la BPCO est le tabac.

Les principaux signes (symptômes) de la BPCO sont :

  • une toux avec des crachats (glaires) ;

  • un essoufflement.

Vous pouvez trouver plus d’informations sur cette maladie dans la Fiche Info Santé Bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO).

Une exacerbation de BPCO, qu’est-ce que c’est ?

Lorsqu’une personne a une BPCO, les symptômes de BPCO peuvent s’aggraver brusquement ou assez rapidement, sur une journée ou quelques jours :

  • La personne est plus essoufflée que d’habitude.

  • Elle tousse plus que d’habitude.

  • Elle produit plus de crachats (glaires).

  • Les glaires peuvent changer de couleur ou être plus épaisses.

  • Elle peut avoir de la fièvre.

Ces exacerbations peuvent apparaitre tout au long de la maladie. Elles peuvent être légères ou plus sévères d’une fois à l’autre.

En cas d’exacerbation sévère, la personne peut avoir du mal à respirer. Il faut alors appeler directement les services d’urgence (112).

Qu’est-ce qui cause une exacerbation de BPCO ?

Le plus souvent, une exacerbation de BPCO est provoquée par quelque chose qui irrite les voies respiratoires, par exemple :

  • une infection respiratoire, par exemple, un rhume, une bronchite ou une grippe ;

  • fumer ;

  • la pollution, la fumée, la poussière.

S’il fait très chaud ou très froid, cela peut aussi déclencher, ou augmenter, une exacerbation. 

1 fois sur 3 on ne sait pas ce qui a causé l’exacerbation.

Comment reconnaître une exacerbation sévère ?

  • Vous avez beaucoup de mal à respirer.

  • Votre respiration est très rapide (tachypnée).

  • Votre cœur bat très vite (tachycardie).

  • Vous avez du mal à rester éveillé·e (somnolence).

  • Vous êtes épuisé·e.

  • Votre peau devient grise ou bleue, notamment au niveau des lèvres ou des ongles.

  • Votre traitement ne vous soulage pas.

Appelez directement les services d’urgence (112).

Que pouvez-vous faire ?

Contactez immédiatement votre médecin si : 

  • vous êtes brusquement beaucoup plus essouflé·e que d’habitude ;

  • vous toussez brusquement beaucoup plus, ou vous crachez plus de glaires que d'habitude.

  • vos symptômes s’aggravent rapidement, sur une journée ou quelques jours.

Voici quelques conseils pour éviter ou limiter ce qui peut déclencher une exacerbation de BPCO :

  • Arrêter de fumer.

  • Prenez correctement votre traitement avec la bonne technique, à la bonne dose, au bon moment, comme conseillé par les professionnel·les de la santé.

  • Évitez le plus possible la fumée, la poussière et les autres polluants, que ce soit chez vous ou à l’extérieur :

    • Vous pouvez trouver plus d’informations pour limiter la pollution de l’air à l’intérieur dans la Fiche Info Santé Pollution de l'air intérieur.

  • Pour limiter la transmission des microbes, essayez d’avoir une bonne hygiène des mains :

    • Lavez-vous les mains plusieurs fois par jour et surtout :

      • après le passage aux toilettes ;

      • avant de préparer un repas ;

      • avant de manger ;

      • après avoir toussé ou éternué.

Vous pouvez aussi discuter avec votre médecin pour savoir si vous avez besoin de faire certains vaccins, par exemple le vaccin contre la grippe, contre la COVID-19 ou contre le pneumocoque.

Que peuvent faire les professionnel·les de la santé ?

Votre médecin évalue la sévérité de l’exacerbation en fonction de vos symptômes et de votre état de santé. Il ou elle vérifie également si une autre cause peut expliquer vos symptômes. Si c’est nécessaire, il ou elle vous oriente vers l’hôpital.

Votre médecin vous pose quelques questions pour connaître vos symptômes, par exemple :

  • A quel point êtes-vous essouflé·e ?

  • Toussez-vous plus que d’habitude ?

  • Avez-vous plus de crachats que d’habitude ?

Ensuite, votre médecin propose de vous examiner. Il ou elle peut :

  • mesurer votre tension artérielle et le nombre de battements du cœur par minute (fréquence cardiaque) ;

  • écouter vos poumons ;

  • mesurer la quantité d’oxygène dans le sang à l’aide d’un petit appareil placé sur le doigt (oxymètre ou saturomètre) ;

  • mesurer le nombre de respiration sur 1 minute (fréquence respiratoire).

Traitement

Bronchodilatateur

Votre médecin propose généralement un médicament pour améliorer le passage de l’air dans les voies respiratoires (bronchodilatateur) qui agit rapidement. Il ou elle vous peut vous proposer de prendre ce médicament au moyen :

  • d’un inhalateur :

    • Un inhalateur est un petit objet que vous pouvez placer entre vos lèvres et qui va permettre au médicament d’aller directement dans vos poumons. 

  • d’un inhalateur et d’une chambre d’inhalation :

    • Une chambre d’inhalation est un tube à fixer sur l’inhalateur pour faciliter l’utilisation de l’inhalateur.

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Chambre d'inhalation

  • d’un aérosol :

    • Un aérosol est un appareil qui transforme un médicament sous forme liquide en fines particules :

      • Un tuyau est relié à l’appareil et à un masque.

      • Quand vous respirez par ce masque, le médicament va directement dans vos poumons.

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Yuliya Baranych

Aérosol

Autres médicaments

En fonction de vos symptômes, il ou elle peut vous prescrire :

  • de la cortisone à prendre par la bouche ;

  • de l’oxygène ;

  • parfois, un antibiotique. 

Suivi

Votre médecin vous précise quand revenir le ou la voir pour suivre l’évolution de vos symptômes.

Après une exacerbation, votre médecin peut :

  • vous rappeler les conseils pour limiter ce qui peut déclencher une exacerbation (voir Que pouvez-vous faire ?) ;

  • adapter votre traitement :

    • Il ou elle peut adapter la dose d’un médicament ou proposer de changer de traitement.

  • vérifier, par exemple, si vous utilisez votre inhalateur avec la bonne technique :

    • Une bonne technique d’inhalation permet au médicament d’agir mieux.

      • Votre médecin peut vous proposer de lui montrer comment vous l’utilisez.

      • Cela lui permet de vous dire si vous pouvez faire quelque chose pour améliorer votre technique d’inhalation ou de vous proposer des solutions, par exemple, utiliser une chambre d’inhalation ou un aérosol.

  • vous donner des conseils pour une activité physique adaptée.

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